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Ekitour invite les CE, COS, CASC à rejoindre H2H, “Plateforme coopérative d’hospitalité” d’Humain à HumainS

Les vacances sont une des politiques phares des Comités d’Entreprise, Comités des Œuvres Sociales, Caisses d’Action Sociale et Culturelle depuis très longtemps. Ils ont été dans les premiers investisseurs privés dans les villages vacances ou centres de séjours du tourisme social et solidaire et ils y sont encore très présents. Depuis de longues années, les politiques publiques les ont laissé seuls aux prises avec leurs patrimoines aussi bien pour les remplir que pour les entretenir ou les rénover. De plus, les pratiques, issues des attentes et des besoins des vacanciers ont beaucoup évolué depuis la grande période de construction des villages de vacances dans les années soixante dix et quatre-vingt du siècle dernier.

Aujourd’hui, les CE, COS, CASC ont sans doute besoin d’une “révolution culturelle” dans leur politique sociale des vacances, des loisirs et des voyages pour faire face à ces enjeux. Ils doivent s’interroger non seulement sur la pérennité de leur patrimoine tant pour le bâti que pour les contenus, mais également sur son utilité social pour être au service des hommes et des territoires où il est implanté. Ils doivent aussi réfléchir à la palette d’offres qu’ils proposent à tous leurs ressortissants.

Innovation et créativité doivent être au commande de la réflexion et pourquoi ne pas se saisir des évolutions des pratiques favorisées par la technologie tout en restant ferme sur les valeurs de progrès social, d’émancipation des individus et d’éducation populaire, constitutives du mouvement syndical et des IRP. (Instances Représentatives du Personnel.

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Chouchou des media

Dans les média, il ne se passe pas une semaine sans un article, sans une émission, sans un débat sur l’économie collaborative. Nous passons du meilleur au pire quant au traitement de ce soi-disant phénomène mais une chose est sûre, AirBnB est de loin le chouchou des journalistes. Les vacances ont toujours été un sujet de prédilection des media, les belles histoires leur plaisent et la France est le deuxième marché de la plateforme californienne après les États Unis donc AirBnB devient la référence journalistique.

Mais elle est loin d’être la seule plateforme sur le marché français où elle côtoie Home Away (USA), Wimdu (Allemagne), Bedycasa (France) et l’omniprésente sur Google, j’ai nommé Booking (USA). Je ne cite là que les plus importantes car de nombreuses petites plateformes occupent des niches comme le camping, les maisons de luxe, les échanges de maison, les fondus de vélo et bien d’autres.

Chaque plateforme à ses caractéristiques et ses clientèles mais elles ont en commun d’avoir fait exploser le marché du locatif et déstabiliser le marché hôtelier. Au delà, elles détournent cette activité économique des réglementations sociales, sécuritaires et fiscales longuement négociées par les professionnels avec les pouvoirs publics.

Ces plateformes ont aussi en commun de ne faire que de l’intermédiation entre l’offre et le consommateur en prenant leurs dîmes au passage mais sans création de richesse et en s’excluant de toute responsabilité vis à vis de ses clients et ses utilisateurs. De plus, elles font de l’optimisation fiscale pour s’exonérer de payer les impôts dus par les entreprises dans les pays où elles opèrent.

Ces plateformes ont également fait disparaître des écrans des grands opérateurs du logement “chez l’habitant” comme les Gîtes de France, leader européen, ou Clévacances aux abonnés absents de l’évolution technologique de l’internet.

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Les salariés à l’heure du collaboratif

Dans cette période riche en changement, les salariés sont donc largement sollicités et tentés, comme tout le monde, pour organiser leurs vacances, leurs loisirs et leurs voyages par l’intermédiaire de ces plateformes. De ce fait, il ne manque pas d’interroger leurs élus du CE, COS, CASC car ils veulent en être et que des aides leur soient attribuées pour cette formule de réservation.

Mais comment des élus syndicaux peuvent accéder à une demande qui met à bas la maîtrise de leur politique sociale et qui, de plus, sont aux antipodes de leur combat quotidien dans l’entreprise, sécurité de l’emploi, conditions de travail de qualité, garanties sociales assurées, droit de regard sur la gestion, en niant la place du travail dans notre société.

Déjà malmené par la forte demande des salariés pour la redistribution des budgets sociaux sous forme de chèques de tous les types dont le chèque vacances, les élus avaient réussi à intervenir tant par une aide à la pierre que par une aide à la personne dans le domaine du tourisme social et solidaire mais comment faire avec ces nouveaux opérateurs.

Bien sûr, le plus simple est une fin de non recevoir mais qui sera très mal comprise des salariés de toutes les façons. L’autre solution est de permettre aux salariés d’accéder à une plateforme de réservation de ce type mais dans quelles conditions ?

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EKITOUR, au service des CE, COS, CASC et du tourisme social et solidaire

EKITOUR, entreprise de tourisme social et solidaire au service des CE,COS, CASC depuis plus de 40 ans, a acquis une longue expérience et a su s’adapter à la demande au fil des années. Fort de son histoire, de sa pratique et de l’analyse qu’elle mène depuis quelques temps sur ces plateformes, elle a mis en chantier une action pour trouver des solutions en participant à la création d’une plateforme coopérative d’hospitalité d’Humain à HumainS, dénommée H2H.

Issus du syndicalisme, de l’éducation populaire, du tourisme social, de l’open source, de la culture, de l’artisanat, du monde coopératif, H2H fédère plus de 200 acteurs économiques répartis sur une centaine de villes et villages en France pour créer et gérer un outil commun de promotion et de commercialisation d’offres d’hospitalité.

Que vous voyagiez pour des motifs professionnels, culturels, familiaux, de santé ou sociaux, ils proposent l’hospitalité et la découverte de leurs histoires et territoires dans l’intérêt de ceux qui y habitent, travaillent et séjournent. Pour rendre accessible cette hospitalité auprès du plus grand nombre et faire reconnaître la valeur de ces initiatives pour la société, H2H regroupe ces offres d’hospitalité sous :

  • une marque commune : un symbole, un signe, un nom.
  • une place de marché web partagée qui réponde à l’évolution des usages.
  • une propriété et une gouvernance coopérative.

H2H vise à faciliter davantage la rencontre, la mise en lien, l’échange, la transmission, la découverte de l’autre et des territoires.

Dans le contexte actuel de recul des droits de l’homme, de l’état de droit et de la démocratie, H2H réaffirme la nécessité de ces droits universels, en particulier la libre circulation des personnes, le droit de participer à la vie culturelle, à une rémunération équitable, à une protection sociale et aux vacances.

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Les CE, COS, CASC, acteurs de l’économie collaborative ?

Les CE, COS, CASC ont été précurseurs et ils sont devenus des acteurs majeurs du tourisme social et solidaire en créant un patrimoine accessible à tous, tout en ayant une politique d’aide à la personne pour leurs ressortissants. Aujourd’hui, Ils ont besoin de redéfinir leur politique à l’aune de leurs moyens financiers et aux évolutions sociétales.

Dans ces évolutions, l’explosion des offres pour les vacances mettant en relation l’hôte et le passager (CtoC), favorisées par les plateformes numériques, est certainement celle qui modifie le plus les comportements d’achat en donnant l’impression de maîtriser ses choix et baisser son budget.

Issue de l’économie de partage, l’économie collaborative a explosé avec la révolution numérique mais c’est une nébuleuse où les entreprises capitalistes imposent leurs règles. Il est grand temps que l’Économie Social et Solidaire s’y engage en force pour apporter ses valeurs et ses règles.

Dans ce cadre, les CE, COS, CASC ont une place à prendre avec leurs spécificités et c’est ce que leur propose EKITOUR avec H2H dans le domaine des vacances, des loisirs et des voyages et plus largement de l’hospitalité.

Rejoindre, utiliser, investir dans cette plateforme coopérative, comme ils le font dans leurs divers patrimoines, leur permettra d’être propriétaire d’un outil numérique qui répondra aux attentes de leur ressortissants tout en maîtrisant les offres et les partenariats. Par ailleurs, cela sera également un outil au service du remplissage de leurs équipements. Des acteurs du tourisme social et solidaire comme Ethic Etapes, AJ17 ou ADT79  ne s’y sont pas trompés en rejoignant H2H pour créer cette plateforme.

Échangeons, débattons de tout cela et construisons un futur coopératif, collaboratif , social et solidaire !

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Pour en savoir plus sur H2H, visitez son site web : http://www.h2h.coop/

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